Le pèlerinage de l’Hospitalité Charentaise de 1913 a emmené 114 malades. Les malades étaient répartis entre les infirmières et les sœurs de l’espérance, il leur était recommandé de faire ou de faire faire à leurs malades une communion préparatoire au pèlerinage et de se mettre de suite en rapport avec ceux dont elles ont la charge.
M. Fernand de Saluces est chargé de diriger la 1re équipe de Brancardier qui doit se trouver à la gare le 28 à 1 heure pour le tansport des malades de la gare d’Orléans à la gare de l’État d’où doit partir le train. Le pèlerinage est parti le 28 juillet à 5 heures du soir de la gare de l’État. On fait le service dans le train et à Lourdes, 16 titulaires et 12 auxiliaires. Les malades étaient accueillis à l’hôpital des 7 douleurs (actuellement Accueil Marie Saint-Frai).
Histoire de l’Accueil Marie Saint Frai
1872 : les Fondateurs achètent le terrain « assez proche de la Grotte ». Deux Sœurs commencent l’œuvre dans le grenier de la maison Piole au Champ Commun.
1873 : les Soeurs émigrent rue des Espénettes, dans la maison Ravale où elles accueillent quelques pauvres.
1874 : le 19 mars, c’est sur la rive droite du Gave dans le chalet de Mme de Vogüe, le chalet Saint-Joseph, que les Sœurs et les personnes âgées dont elles s’occupent peuvent accueillir leur premier pèlerinage : les malades de Langres. Le 6 avril, Monseigneur Langénieux, évêque de Tarbes et Lourdes bénit et pose la première pierre de l’Hôpital Notre-Dame des Douleurs. C’est aux Fondateurs que revient le mérite d’avoir construit cet accueil de malades sur le modèle des hôtels Dieu de l’époque.
1877 : 30 pèlerins malades conduits par le Père d’Alzon, assomptioniste, sont accueillis au Chalet Saint-Joseph. De cette expérience naît l’année suivante le premier pèlerinage national.
1878 : premier pèlerinage national. 300 malades accompagnés par le Père d’Alzon sont reçus dans la partie construite ; parmi eux, 7 sont guéris à la Grotte le lendemain de leur arrivée ! N’est ce pas le sourire de Marie, en réponse à tant de dévouement ?
Pendant 120 années, les locaux furent agrandis, modifiés, adaptés selon les possibilités ; en cette dernière décennie ils voient passer une moyenne de 11 000 malades par an. À la suite de la réflexion menée pendant quatre ans, par une commission regroupant des responsables du Sanctuaire, des médecins, des accompagnateurs bénévoles et des malades, la restructuration des centres d’hébergement de malades a été décidée.