Le pèlerinage de 1922 part le 7 août à 18 h emmenant 1 700 pèlerins dont 74 malades, de nombreuses dames et demoiselles infirmières et plusieurs brancardiers de l’Hospitalité Charenatise ou volontaires.
Les malades arrivés des différentes directions étaient réunis dans la salle d’attente pendant que Mlle Daras distribuait aux infirmières les billets, consignes concernant les malades dont elles étaient chargées. Le voyage se fit sans incident, un wagon surveillé par les sœurs de l’espérance et l’autre par une sœur de la providence. Les malades furent débarqués par les Hospitaliers de Notre-Dame de Lourdes et conduits à l’asile et installés. Les femmes Salle Jeanne d’Arc, les valides Salle Bernadette et les hommes dans une salle de l’entrée. Le service des piscines est assuré par un brancardier.
Le 1er jour, fut gâté ou du moins contrarié par la pluie. Néanmoins nos malades furent de suite conduits à la Grotte puis aux piscines le matin et l’après-midi et à la procession du Très Saint-Sacrement, très nombreux par la présence simultanée d’Angoulême, Marseille, Bordeaux, et les Portugais.
Le mercredi débutera par la messe dite dans la chapelle de l’asile pour les Hospitaliers. La journée fut très belle et nos malades purent aller matin et soir à la Grotte et aux piscines puis à la procession du Très Saint-Sacrement et la plupart assistèrent à la procession aux flam-beaux dans le jardin de l’asile et admirèrent l’illumination complète de la basilique.
Chaque soir, le service de nuit fût assuré dans les salles par nos sœurs et des infirmières dévouées.
Enfin, arrive le jeudi, dernier jour puisque le départ était fixé à 16h00. Après avoir suivi les exercices habituels jusqu’à 15h30, nos malades furent ramenés à l’asile qu’ils quittèrent à 16h30 en auto pour être embarqués aussitôt.
L’arrivée à Agoulême eut lieu à 3h00 du matin. Chacun fut rembarqué dans le train qui devait le ramener chez lui ou conduit à domicile tou-jours par les soins assidus du Colonel Daras.
Hélas, nous revenons sans mentionner d’amélioration physique au moins pour l’instant mais la certitude que du point de vue spirituel ce voyage avait fait le plus grand bien à nos Hospitaliers.