Unis par la louange

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Notre “bien commun”, quelle que soit notre condition (pèlerins accompagnés, pèlerins Hospitaliers, jeunes, seniors) est d’avoir le même Père et de nous savoir enfants de Dieu. Dès lors, il s’agit de vivre du mieux possible, chacun selon ses possibilités, mais toujours sans retenue, cette situation qui peut paraître étrange, mais qui n’est pas contestable : nous sommes égaux devant Dieu et appelés à nous aimer les uns les autres comme des frères et sœurs. Avec les facilités et les difficultés inhérentes à cette situation, on sait qu’une fratrie ne suit pas toujours le cours d’un long fleuve tranquille dans ses rapports. Nos différences invitent, une fois ou l’autre, à des échanges de vues plus ou moins musclés, c’est naturel et inévitable. Rien de grave puisque, parmi les valeurs cardinales qui nous guident, la tempérance est une vertu propre à apporter harmonie, compréhension et paix entre nous. Et, in fine, l’amour : À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres. (Jean 13, 35).

Cet authentique amour fraternel est un long travail sur soi-même, difficile à atteindre. Sainte Bernadette l’a éprouvé à Nervers et y est parvenue. Et nous-mêmes, pèlerins au sein de l’Hospitalité Charentaise, nous y accédons parfois. Volontairement ou involontairement, consciemment ou non, nous vivons, par instants, ce bonheur qui n’est pas inscrit dans l’ordre économique et social ordinaire. Le bonheur d’être un petit enfant heureux de vivre, de ne pas voir en l’autre un ennemi ou un concurrent, de s’émerveiller des choses simples et belles de la Création, de ne pas avoir peur du lendemain parce que nous nous savons solidaires et aimés inconditionnellement par le Christ, portés par l’intercession de la Vierge.

J’ai été frappé de constater, lors du dernier pèlerinage, que notre capacité à louer Dieu collectivement pouvait nous faciliter l’accès à ce bonheur de l’amour suprême, celui qui ne calcule rien et donne tout. Je pense à ces chants de louange dont j’entendais la ferveur, à ces bras levés vers le Ciel, aux sourires qui nous illuminaient. Oui ! La louange vécue ensemble est un vecteur d’unité et une manifestation évidente de notre appartenance à notre “bien commun”, en le reconnaissant comme notre Espérance absolue.

En 2026, nous fêterons le 125e anniversaire de notre Hospitalité. Une nouvelle occasion de louer avec force et grande joie notre Seigneur, de rendre grâce à notre Mère du Ciel et de vivre ensemble un instant béni de vraie fraternité.

Denis Allard

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